MAROC - 30 novembre 2005 - par MAP

"Une relation politique conduite au plus haut niveau, une histoire commune, une confiance réciproque confèrent à nos échanges militaires et à notre coopération opérationnelle un caractère exemplaire", a souligné Mme Alliot-Marie dans un entretien publié mercredi par le quotidien "Le Matin du Sahara et du Maghreb", ajoutant que "dans une perspective d'avenir, la réalisation d'exercices bilatéraux majeurs permet de renforcer les remarquablesrelations entre nos militaires".

Evoquant l'accord sur la rénovation d'avions Mirage F1 marocains qui doit être signé ce mercredi, la ministre française a souligné que cet accord "témoigne de la densité de nos échanges en matière d'armement et ouvre la voie à de nouvelles coopérations entre nos deux pays".

Pour Mme Alliot-Marie, "cette convention s'inscrit dans le cadre plus large de la modernisation des équipements français de tous types qui, conformément auplan de Marrakech, avaient été vendus par la France entre 1975 et 1982".

A une question sur la professionnalisation de l'armée française, décidée par le président Jacques Chirac en 1996, Mme Alliot-Marie a affirmé que la professionnalisation "est désormais inscrite dans les faits ", notant que la France, "confrontée à de nouvelles menaces et à un grand nombre de crises qui menacent la stabilité et la paix dans le monde, se devait d'adapter son outil de défense aux exigences et aux défis de ce nouveau contexte ".

Selon la ministre française, "cela représente des changements considérables grâce auxquels notre armée est plus opérationnelle et plus réactive comme le démontre l'ampleur de nos engagements extérieurs. Ils mobilisent actuellement plus de 10.000 hommes sur des théâtres d'opérations aussi divers que les Balkans, aux côtés d'ailleurs de nos amis marocains, la Côte d'Ivoire ou l'Afghanistan ".

Abordant les man uvres "Barbary Thunder" qui ont réuni en juin et juillet derniers les forces navales de 8 pays (Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Espagne, Italie, Maroc, Algérie et Tunisie), la responsable française a fait remarquer qu' " il est dans l'intérêt de chacun de donner une nouvelle impulsion à la coopération militaire euro-méditerranéenne. A la fois pour contribuer à la recherche de la paix et à une plus grande stabilité dans la région".

Ces man uvres ont "témoigné de l'engagement des Etats qui y ont participé, ce dont je me réjouis", a-t-elle dit, soulignant que "de par sa position géographique et de son histoire, la France a une relation particulière avec lespays de son voisinage méditerranéen. Nous faisons face aux mêmes risques sécuritaires que représentent le terrorisme, la contrebande et les migrations illégales ", a-t-elle relevé.