Ainsi, Zouhair Chorfi, directeur du Trésor et des Finances extérieures au ministère des Finances et de la Privatisation, qui présidait cette session aux côtés de Bruno Dethomas, ambassadeur chef de la délégation de la Commission européenne à Rabat, a relevé que la tenue de cette réunion coïncide avec le lancement de la politique européenne de voisinage. Celle-ci, précise-t-il, se traduira par une convergence accrue, dans les domaines économique et financier en particulier, des standards réglementaires et institutionnels marocains vers ceux de l'UE.

Ce sujet a été développé au cours de la cinquième partie des discussions de cette session du dialogue, qui a été réservée à la dimension économique de la politique européenne de voisinage et aux prochaines étapes dans la mise en œuvre de la dimension économique du plan d'action.

Il a été question notamment du nouvel instrument financier de voisinage, qui accompagnera les voisins de l'UE dans ce domaine. Ainsi, selon un communiqué dudit ministère, la partie marocaine a rappelé qu'il est important que l'UE se donne les moyens financiers de la politique de voisinage en réservant une enveloppe significative à cette politique.

Elle a également signalé que l'enveloppe financière allouée aux pays du voisinage et à la Méditerranée, en particulier, déterminera en grande partie la nature du saut qualitatif que la relation de cette région avec l'UE est appelée à connaître. M. Chorfi a rappelé également aux partenaires européens les réformes engagées par le Maroc dans de nombreux domaines, dont plusieurs sont soutenues par l'UE, ainsi que le lancement de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), qui «structure désormais l'action du gouvernement». En ce qui concerne le processus de Barcelone, il a soutenu que son bilan mitigé ne doit ni cacher ses aspects positifs, ni détourner de ses perspectives qui demeurent prometteuses.

Cette nécessité de la poursuite du dialogue a été également soulignée par M. Dethomas, qui est revenu, à son tour, sur les engagements du Maroc, en matière de réformes économiques et financières. La partie marocaine s'est ensuite attardée sur les derniers développements macroéconomiques et les perspectives à moyen terme dans le Royaume, incluant la croissance économique et les équilibres macroéconomiques, le développement des PME et les réformes entreprises dans le secteur financier et la réforme du secteur public.

De son côté, la délégation européenne a présenté le cadre macroéconomique de l'UE et le secteur bancaire européen et Bâle II. Elle a souligné que l'UE est à même de tirer profit des perspectives globales qui demeurent positives et que le retour de la confiance économique et le déclin progressif du chômage devraient encourager la consommation et booster l'investissement, qui bénéficie de conditions financières favorables.

Etaient présents du côté européen, les représentants de la Commission européenne, de la délégation de la Commission européenne à Rabat, de la présidence britannique de l'Union européenne, des Etats membres et de la Banque centrale européenne. Du côté marocain, étaient présents les représentants du ministère des Finances et de la Privatisation, du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, du ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie et du ministère du Commerce extérieur.



Lahcen Oudoud | LE MATIN