• Important déploiement sécuritaire

• Nouvel An, Aïd-El-Kébir, démantèlement d’une cellule terroriste… les causes

A Marrakech, c’est pratiquement l’état d’alerte. La ville ocre, qui connaît un boom touristique pendant les fêtes de fin d’année, fait l’objet d’un important déploiement sécuritaire.

Les hôteliers de la ville ont eu une réunion avec les responsables de la wilaya le 27 décembre pour discuter des mesures de sécurité. «Actuellement, la ville n’est pas aussi pleine que l’année dernière. Mais nous nous attendons à un rush à partir de vendredi prochain», souligne un hôtelier de la ville qui dit être «rassuré» quant à la situation sécuritaire.

Destination privilégiée des Casablancais et de la jet-set internationale, Marrakech est la ville qui capte le plus l’attention.

A Fès, les services de police indiquent qu’il s’agit «de mesures habituelles» instaurées depuis l’avènement du nouveau préfet Mohamed Aarouss il y a quatre mois. «Pour la fin d’année, près de 1.000 policiers, y compris des GUS, seront déployés», indique-t-on. Et d’ajouter «qu’il n’y a pas d’état d’alerte». Il faut dire qu’à Fès spécialement, les nouveaux responsables ont hérité d’une situation assez critique au niveau de la sécurité.

Connexions

A Casablanca, le démantèlement la semaine dernière de la cellule terroriste composée de onze Marocains, a créé une sorte d’état d’urgence dans la ville. Jusqu’au 27 décembre, les grands boulevards étaient peuplés de policiers en uniforme ou civils. Déploiement à lier aussi à la présence de SM le Roi à Casablanca.

Le groupe islamiste démantelé agissait à la frontière algéro-malienne et aurait des relations avec le GSPC algérien, dont une des figures de proue n’est autre qu’Abou Haïdara, alias Abderrazak Le Para, détenu au Tchad en 2004 et livré la même année à Alger.

Le GSPC est accusé d’être derrière l’enlèvement de touristes allemands dans le désert algérien et d’avoir attaqué une caserne militaire dans le nord-est mauritanien, qui s’était soldé par la mort de 15 soldats mauritaniens.

La structure terroriste démantelée au Maroc aurait des connexions avec des groupes évoluant dans la région sahélo-saharienne.

L’identité des personnes arrêtées n’a pas été communiquée. Mais le groupe agissait sous les ordres d’un certain Mohamed Saïd Idghiri. Ce dernier voulait, selon les déclarations de la police, implanter une antenne d’Al Qaida au Maroc. Il aurait effectué un stage paramilitaire dans un camp clandestin situé dans la zone sahélo-saharienne.

Les onze terroristes présumés devraient être présentés début janvier devant le tribunal antiterroriste de Rabat. Plus de 3.000 «extrémistes» ont été arrêtés depuis les attentats de Casablanca.

L'Economiste