L'offshoring vise à faire du Maroc une plate-forme d'investissement et d'exportation attractive et compétitive
Par Eric MARTIN, mercredi 18 janvier 2006 à 17:28 :: Articles :: #222 :: rss

L'offshoring vise à faire du Maroc une plate-forme d'investissement et d'exportation attractive et compétitive, a affirmé Salaheddine Mezouar, ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie. M. Mezouar, qui était l'invité de l'émission Economie en question diffusée lundi soir par la première chaîne de télévision nationale TVM a indiqué que l'offshoring représente un des piliers du programme Emergence et de la stratégie du développement sur les 10 prochaines années pour le Maroc.
L'offshoring constitue un programme qui vient s'ajouter à tout un dispositif qui existe aujourd'hui au Maroc élargissant la palette pour accélérer le rythme de la croissance en s'orientant vers les secteurs d'exportation, a-t-il dit.
A noter que l'offshoring, qui offre des formations qualifiantes sur des métiers émergents, est un phénomène naissant de la délocalisation de services. Il intervient lorsqu'une entreprise délocalise certaines de ses activités, qu'il s'agisse de services informatiques, de processus commerciaux ou encore de réseaux convergents, dans un autre pays, pour bénéficier, soit d'un savoir-faire très pointu, soit d'une législation du travail plus avantageuse sur le plan fiscal ou salarial (ou les deux à la fois).
Selon M. Mezouar, cette stratégie peut générer dans une dizaine d'années pour le Royaume un potentiel de 400 à 500 mille emplois et de contribuer de 90 à 100 milliards de DH au Produit intérieur brut (PIB) en accélérant le rythme de croissance d'environ 1,6%. C'est un métier ambitieux mais réalisable, a-t-il estimé, expliquant qu' il est basé sur une véritable analyse des potentiels du Maroc et des mutations que vont connaître les secteurs au niveau mondial mais aussi sur le plan régional. Il s'agit d' ''un programme qui est inscrit dans un schéma cohérent avec des ambitions clairement identifiées.
Il y a une dimension de promotion qui s'inscrit dans une approche globale pour l'ensemble des secteurs de l'activité économique du Maroc, a tenu à préciser le ministre. Aujourd'hui, c'est un potentiel externalisable de près de 9 milliards d'euros, 1,5 à deux fois le PIB industriel marocain", a-t-il dit, tout en soulignant que lors des cinq prochaines années ce mouvement va s'accélérer.
Le Maroc dispose d'atouts naturels et des ressources humaines disponibles qu'il faut orienter et requalifier vers les métiers ciblés parce que, a-t-il affirmé, l'un des objectifs de ce programme est d'attirer davantage d'investissements étrangers.
| MAP

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