Rappelant que le déficit commercial du Royaume s'était creusé de 22,3 % en 2005, à 7,7 milliards d'euros, en raison de la facture pétrolière et du recul des exportations de textile, la publication fait observer que "le pire a pu être évité" grâce au blocage des produits textiles chinois par l'UE à la rentrée dernière et que l'entrée en vigueur, le 1-er janvier dernier, de l'ALE avec les Etats-Unis a commencé à "produire ses effets".

"On n'a jamais reçu autant d'investissements que depuis cet accord avec les Etats-Unis", estime Jamal Eddine El-Jamali, directeur de la production industrielle au ministère de l'Industrie et du Commerce, cité par "Le Figaro". Le journal rappelle à cet égard que le groupe américain "Fruit of the Loom" (FOL) va investir à Skhirat quelque 160 millions de dollars dans une usine qui devrait embaucher 1.150 salariés.

"La proximité avec l'Europe et l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis ont incité le groupe à délocaliser un segment de sa production de la Chine vers le Maroc", explique Brian Kennedy, patron de la filiale marocaine du groupe américain, cité également par le quotidien français, qui fait remarquer que les mêmes raisons ont incité le groupe textile italien "Legler" à investir 87 millions de dollars dans une usine qui créera 800 emplois et l'Espagnol "Tavex" à investir 73,5 millions de dollars au Maroc.

Ces trois groupes pourraient contribuer à créer près de 2.500 emplois dans un secteur qui est non seulement le premier exportateur du pays mais aussi son premier employeur, conclut le journal.