De nombreux officiels y ont assisté, mais les plus émerveillés étaient les enfants. Les chérubins ne se sont pas inquiétés outre mesure, pas plus du feu déclenché par l’explosion d’une bonbonne de gaz, que d’un blocage dans un véhicule après accident. Question de confiance… Dans la démonstration, le camion échelle, muni de lances, a pu maîtriser le feu en moins de dix minutes (chronomètre en main), les «victimes» ont été sorties des flammes et descendues à l’aide soit d’une échelle, soit d’une corde, accompagnés par un sapeur-pompier. Les ambulances ont transporté au fur et à mesure les victimes et les ont emmenées avec médecins et infirmiers à bord… Dans la région Tensift-Al Haouz, les interventions de la protection civile concernent plus les accidents de la circulation. En 2005, l’on dénombrait 12.000 mouvements d’ambulance. Les secours après accident de voiture dépassent les 6.300 alors que les interventions pour incendies se sont élevées à plus de 800 cas. Des chiffres qui vont crescendo dans une ville qui connaît un développement grandissant (cf. www.leconomiste.com). Côté équipement et surtout ressources humaines, la protection civile est en déficit. La caserne de Marrakech fonctionne avec 11 camions d’incendie en plus d’un véhicule à grande échelle et 25 ambulances. Soit une ambulance pour 147.000 habitants. Au total, 200 personnes y compris des agents d’administration travaillent pour la couverture de toute une région et la présence de 7 centres de secours de proximité. C’est-à-dire un pompier pour 16.000 habitants.

De notre correspondante, Badra BERRISSOULE