Ceci représente une option à haut risque pour le Royaume. Comme cela a été dit auparavant, il faudrait que la croissance économique du pays franchisse le seuil des 6 % par an et ce, sur plusieurs années si l’on veut réduire le chômage et par là même faire reculer la pauvreté.

Pour preuve de ces limites, le rapport cite le ralentissement en 2005 du cycle expansionniste enregistré sur la période 2000-2004, stimulé particulièrement par de bonnes récoltes agricoles.

En 2005, le taux de croissance a été estimé initialement entre 1,6 et 1,8 et ce, suite à une sécheresse sévère, ce qui démontre à quel point l’économie du pays demeure tributaire des aléas climatiques. Le pays dispose selon la Banque mondiale d’atouts significatifs : sa position géographique privilégiée, ses progrès notables en termes de stabilité des prix, la réduction de sa dette publique, le renforcement de son système financier, l’amélioration des infrastructures, la réforme de l’éducation et la relance du tourisme et de la privatisation.

Le Maroc dispose en plus d’une très bonne image auprès des agences internationales de notation de risque qui reconnaissent sa stabilité politique et sociale. Des études précédentes ont démontré que sur 83 pays ayant adopté des processus de libéralisation économique similaires entre 1960 et 2000, 20 % seulement ont bénéficié de périodes de croissance rapide. Le mémorandum propose une série de politiques sélectionnées pour encourager la diversification productive et stimuler la compétitivité. En plus d’une volonté politique affichée en haut lieu, des mesures à court terme sont proposées.

Parallèlement à ces blocages, trois défaillances du marché responsables de la faiblesse de la croissance ont été identifiées. Premièrement, des défaillances d’information qui facilitent la violation des droits de propriété intellectuelle réduisant la rentabilité des investissements dans de nouvelles activités productives.

Ensuite, des défaillances de coordination entre le secteur public et le secteur privé, et enfin des défaillances de formation, plaçant le pays parmi ceux qui ont le plus bas niveau de formation dans les entreprises.

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