A Marrakech, le projet consistera en la construction d'un complexe à usage mixte sportif, de loisirs et résidentiel. Sur une superficie totale de 380 hectares, cette cité équestre disposera d'un hippodrome de classe mondiale comportant des installations vétérinaires, des écuries de pointe et des tribunes de haut standing. Des villas et appartements seront fournis dans un cadre paysagé, des rivières et des lacs artificiels.

L'originalité du paysage est attendue dans le sens d'une diversification du tourisme à Marrakech. "La Cité Equestre qui représente une première de son genre dans la région renforcera non seulement le prestige de la ville ocre mais contribuera, également, à générer d'importantes recettes à partir de visiteurs sportifs et des touristes", affirme, d'ailleurs, Mounir Chraibi, wali de Marrakech. Dans le Nord et plus exactement à Tanger, le second projet prévu par le programme d'investissement de la Banque de Bahreïn et le gouvernement marocain couvrira une superficie totale de 129 ha.

Tel que conçu, le complexe Cap Malabata Resort représentera, également, une destination à usage mixte à la fois touristique, commercial et résidentiel sur la côte méditerranéenne.

Cafés, galeries, commerces, beach house, cours de golf, club équestre et centre de conférences seront autant d'espaces imaginés par les aménageurs du site. Bref, une telle levée de fonds devrait contribuer à l'accélération du rythme des investissements au Maroc. L'évaluation d'Esam Yousif Janahi est claire.

Selon lui, "l'environnement favorable aux affaires au Maroc, les accords de libre-échange avec l'Union européenne et les Etats-Unis, et sa proximité par rapport à l'Europe, ont constitué des facteurs clés dans notre décision d'investir dans le Royaume. ‘Gateway to Morocco' marque non seulement l'arrivée de la Banque au Maroc mais représente aussi le premier jalon de notre partenariat avec le Gouvernement pour apporter une contribution aux initiatives en matière de développement des infrastructures au sein du Royaume". C'est un fait. Le Maroc revêt une situation géographique qui intéresse puisqu'il se trouve entre les pays d'Afrique du Nord et l'Europe.

Pour la Banque d'investissement bahreïnie, les enjeux sont clairs compte tenu de sa stratégie d'expansion régionale. Son entrée dans le business au Maroc devrait drainer d'autres investisseurs. D'ailleurs, le projet "Gateway to Morocco" sollicite la contribution de MZ & Partners de Qatar, à titre d'architecte principal, et XSara Investment Company en tant que conseiller et partenaire stratégique.

L'implication de la banque d'investissement de Bahreïn dans l'économie marocaine est d'autant plus importante qu'elle est déjà présente, à travers des projets aux Royaumes de Bahreïn, hachémite de Jordanie, d'Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, au Kuweït, en Allemagne, en Espagne et en France.

Au Maroc, le projet devra renforcer le flux des investissements extérieurs. L'ouverture des frontières et les différents accords de libre-échange signés entre le Maroc et ses différents partenaires donneront en large partie le rythme des affaires au Maroc. Mais c'est la poursuite des réformes qui devrait faciliter l'accélération de la croissance économique. Le Maroc a déjà entrepris les actions nécessaires dans plusieurs domaines. D'autres attendent leur tour…



Dounia Essabban | LE MATIN