Avec ce film, "je me permets de passer le tabou et dialogue avec des cinéastes comme Tati, Hitchcock et Brian de Palma", souligne Bensaïdi dans un entretien paru dans le site "Africultures".

Si Brooks s'attaque au "Maharabata", il paraît tout à fait normal qu'un Anglais s'intéresse à la culture indienne. Alors pourquoi un Marocain ne pourrait-il pas faire du polar?, s'est-t-il demandé, rappelant que le cinéma égyptien l'avait un peu fait.

"Il me semble juste de ne pas avoir de complexe à ce niveau" dans la mesure où le sujet est d'actualité et les nouvelles générations de vidéastes ou de romanciers font un travail de déconstruction salutaire des enfermements identitaires, a estimé Faouzi Bensaïdi.

Et de préciser que la première étincelle de ce film était toute simple: "il y a six millions d'abonnés à Internet au Maroc pour 30 millions d'habitants.

Ceux qui ne l'ont pas chez eux vont dans les clubs Internet qui fleurissent de partout", faisant remarquer que l'explosion des téléphones portables et cette appropriation de la technologie à travers les détournements en masse sont impressionnantes.

Le jeune réalisateur a, d'autre part, signalé que le Fonds d'aide à la production cinématographique au Maroc a accordé une aide très importante pour l'élaboration de ce long métrage.