Ils sont prêts à tout pour ne pas partir en fumée!!!!

Les bars à chicha sont ausi concernés par la loi anti-tabac Dans deux des quatre bars à chicha d'Avignon, on peut encore fumer au narguilé. Les patrons comptent toujours sur une adaptation de la réglementation.

Dans deux des quatre bars à chicha d'Avignon, on peut encore fumer au narguilé. Les patrons comptent toujours sur une adaptation de la réglementation.

Au numéro 67 de la rue Bonneterie à Avignon, un couple et un homme seul sirotent leur boisson chacun de leur côté. Le Marrakech café s'est vidé de sa clientèle d'habitués: les fumeurs de chicha. En application de la loi, qui interdit également la consommation de tabac dans les cafés, hôtels et restaurants depuis ce 1er janvier, l'établissement a tout simplement retiré ses narguilés. Mais du coup, "on n'a plus personne qui vient", constate la gérante.

"Nous ne pouvons pas en rester là. Notre patron réfléchit à des solutions d'aménagement. Il se renseigne…" Idem au Shérazade, place des Carmes. Après des congés d'hiver, Mathieu Dumay a rouvert jeudi soir son café… sans narguilé et a déjà cogité à "trois projets pour redynamiser le lieu". "Mais comme j'ai une terrasse, je pourrais poursuivre l'activité narguilé avec les beaux jours".

Dans les cafés Les Milles et une nuits et Neyad, les cendriers ont disparu des tables mais les narguilés trônent toujours. Mais pour combien de temps? "Proposer de fumer la chicha, c'est notre spécialité. Si on arrête ça, on cesse notre activité", commente le serveur des Milles et une nuits. "Et puis, on espère bénéficier d'une dérogation en tant qu'établissement spécifique…"

Une pétition sur internet

Au Neyad, filles et garçons se retrouvent dans l'ambiance tamisée et colorée du café. Le patron est un peu dépité: "On se sent délaissé… J'ai créé mon établissement il y a un an et j'emploie trois personnes. L'investissement est considérable", indique Badre Laamach. "C'est mon gagne-pain. Si j'arrête le narguilé, je perds 70% de mon chiffre d'affaires…".

A moins d'une adaptation de la réglementation, le réveil risque d'être brutal. Ces bars, récents pour leur majorité, et déjà avertis jeudi soir par des policiers en ronde nocturne, seront soumis comme tous les autres, aux contrôles de police ou des agents de la DDCRF et risquent la sanction. Les responsables de lieux encourent une contravention forfaitisée de 135 euros et les fumeurs, de 68 euros.

En espérant faire inverser la tendance, le syndicat des professionnels du narguilé (UPN) organise un rassemblement le 21 janvier à Paris-Montparnasse et soutient la mise en ligne d'une pétition sur narguile.info.